Trois circuits VTT au fil de l’eau : itinéraires balisés ou secrets d’habitués
1. Boucle de la Conie : Marboué, Saint-Denis-les-Ponts, Molitard
- Distance : 34 km
- Difficulté : moyenne
- Dénivelé : +150 m
Ce circuit reconnu par la communauté de communes trace sa voie entre le village de Marboué, les méandres de la Conie, les étangs et les ponts de pierre. Plusieurs sections longent d’anciennes gravières transformées en refuges ornithologiques (près de 180 espèces observées l’an dernier, LPO Beauce). Le chemin, parfois gras, se double d’une jolie séquence le long du canal de la Conie, idéale pour une halte à l’ombre. Sur le retour, la traversée du hameau de Molitard offre une perspective sur les anciens moulins, vestiges du « grenier à blé » local.
2. Parcours Val de Cisse : Veuves, Onzain, Rilly-sur-Loire
- Distance : 28 km
- Difficulté : facile à intermédiaire
- Dénivelé : +80 m
Au départ de la halte nautique de Veuves, l’itinéraire épouse les rives de la Cisse, alternant boisements de frênes, petites passerelles en bois et prairies inondables. Un tiers du tracé utilise d’anciens « chemins de couasnes », anciens bras secondaires devenus sentiers. La portion Onzain–Rilly est réputée pour la traversée de forêts humides où l’on peut, à la belle saison, observer castors, hérons et écureuils, surtout à l’aube. À noter : ces passages se révèlent parfois inondés au printemps, renseignez-vous auprès des offices de tourisme locaux sur l’état des chemins.
3. La Loire sauvage : boucle entre Mer, St-Dyé, Muides
- Distance : 41 km
- Difficulté : moyenne, quelques sections techniques
- Dénivelé : +110 m
Le plus long circuit balisé « nature » en Beauce ligérienne, cette boucle part de Mer et file le long de la Loire, empruntant la digue dite « levée de la Loire », inscrite au patrimoine mondial UNESCO. Haltes incontournables à Saint-Dyé, ancien port fluvial de Chambord, puis à Muides, où la Loire serpente entre îlots boisés. Plusieurs portions croisent la réserve naturelle des « Grèves et prairies alluviales » — 150 hectares de vasières et roselières, terrain de nidification de la guifette moustac. La vigilance est de mise : accès strictement interdit sur certaines îles pour ne pas déranger la faune (panneaux explicatifs sur place).